Pubalgie · Paris 4
Pubalgie : bien comprendre la douleur
Douleur à l’aine, au pubis ou à la face interne de la cuisse ?
Chez le sportif, ces douleurs peuvent apparaître lors d’un sprint, d’une frappe, d’un changement de direction ou simplement lorsque l’intensité de l’entraînement augmente.
Elles peuvent s’installer progressivement, parfois disparaître pendant l’échauffement avant de réapparaître après l’effort, puis devenir plus présentes au fil des semaines.
Le terme pubalgie est couramment utilisé pour désigner ces douleurs, mais il recouvre en réalité plusieurs situations. En effet, la zone douloureuse ne permet pas à elle seule de déterminer quelle structure est en souffrance ni d’où vient le trouble. C’est pourquoi, lorsque vous consultez pour ce motif, la première étape n’est pas de traiter directement la zone douloureuse. Il faut d’abord comprendre ce que raconte votre douleur.
Avant tout, comprendre ce qui fait mal
Lorsqu’une personne arrive en consultation avec une pubalgie déjà identifiée, je commence par reprendre précisément son histoire.
- Depuis quand la douleur est-elle présente ?
- Est-elle apparue brutalement ou progressivement ?
- Dans quelles circonstances ?
- Quel mouvement la déclenche ou l’aggrave ?
- Où se situe-t-elle exactement ?
- Suit-elle un trajet particulier ?
- Est-elle présente uniquement pendant l’effort ou également au repos et la nuit ?
- Existe-t-il une autre douleur associée ?
Ces informations ne sont pas de simples détails. Elles permettent de mettre la douleur en relation avec l’anatomie et d’orienter la recherche vers les structures susceptibles d’être concernées.

Le trouble en détail
La structure réellement en souffrance
Une fois le récit de la douleur recueilli, le raisonnement devient anatomique. L’objectif est de déterminer quelle structure peut être à l’origine du type de douleur décrit.
Un sportif qui ressent une douleur dans l’aine ne présente pas nécessairement un problème provenant des adducteurs. Une douleur située à cet endroit peut être en rapport avec les adducteurs, l’ilio-psoas, la région pubienne ou inguinale, la hanche, mais aussi avec une structure nerveuse ou une cause située en dehors de l’appareil locomoteur.
L’examen clinique permet alors de confronter les informations recueillies à l’anatomie : localisation précise, palpation, mouvements, mises en tension ou contractions qui reproduisent éventuellement la douleur habituelle.
Identifier la structure en souffrance constitue donc une étape essentielle : elle permet ensuite de rechercher pourquoi cette structure est mise en difficulté.
La zone douloureuse n’est pas forcément l’origine du trouble
C’est à ce moment que le raisonnement étiopathique prend tout son sens.
Une fois la structure en souffrance identifiée, je cherche ce qui mécaniquement peut expliquer son dysfonctionnement. Autrement dit, je ne m’arrête pas à la question : « Où avez-vous mal ? ». Je cherche à comprendre : « Quelle structure souffre et qu’est-ce qui peut expliquer qu’elle soit mise en difficulté ? »
Cette distinction est fondamentale.
La douleur peut être ressentie à un endroit alors que le mécanisme qui déclenche le trouble se situe ailleurs. La zone douloureuse et la zone sur laquelle je vais intervenir peuvent donc être différentes.
Dans certaines pubalgies, mon analyse peut conduire à rechercher une origine mécanique à distance, notamment au niveau lombaire. Cela ne signifie pas que toutes les douleurs de l’aine proviennent du rachis lombaire. C’est l’analyse du cas particulier qui permet de déterminer si cette hypothèse est pertinente.
Le traitement n’est donc pas une réponse automatique à la localisation de la douleur.
Peut-on intervenir lorsque la douleur est récente ou aiguë ?
Une douleur récente n’est pas, à elle seule, une raison d’attendre systématiquement.
Lorsque l’examen permet d’identifier un mécanisme mécanique sur lequel une intervention manuelle est pertinente, je peux intervenir dès la phase aiguë.
L’objectif est alors d’accompagner le fonctionnement physiologique qui participe à la récupération, plutôt que de laisser volontairement s’installer le trouble sous prétexte que la douleur vient d’apparaître.
Cela ne signifie pas qu’une douleur aiguë doit systématiquement être manipulée. La décision dépend de ce que révèle l’analyse clinique et de la nature du problème rencontré.
Certaines situations nécessitent un avis médical ou des examens complémentaires.

Quand une douleur à l’aine doit-elle faire rechercher autre chose ?
Toutes les douleurs de l’aine ne relèvent pas d’un problème mécanique musculosquelettique.
Une douleur particulièrement intense après un traumatisme, une masse ou une tuméfaction dans l’aine, une douleur persistante au repos ou la nuit, de la fièvre, une douleur testiculaire ou des symptômes inhabituels associés doivent conduire à rechercher d’autres causes et justifient un avis médical.
Dans les douleurs de l’aine, il existe des causes orthopédiques, neurologiques, rhumatologiques, urologiques, digestives, dermatologiques ou chirurgicales. Lorsque le tableau ne correspond pas clairement à une origine musculosquelettique, un examen médical et, si nécessaire, des examens complémentaires sont indiqués.
Faut-il arrêter le sport en cas de pubalgie ?
Pas nécessairement.
L’objectif n’est pas systématiquement de supprimer toute activité physique dès qu’une douleur apparaît. Les recommandations d’entraînement sont adaptées au cas par cas, en fonction de la mobilité, des mouvements douloureux et de l’importance du trouble identifié.
Il peut être nécessaire de modifier temporairement certains exercices, de réduire certaines charges ou, dans certains cas, de mettre le sport concerné en pause sans pour autant cesser toute activité.
Arrêter complètement de bouger n’est pas toujours la meilleure réponse.
L’activité physique peut être maintenue sous une forme adaptée lorsque la situation le permet. Le but est de trouver le niveau d’activité compatible avec l’état du moment, sans entretenir inutilement la douleur.
Questions fréquentes · Pubalgie
Questions fréquentes
L’étiopathie peut-elle soigner une pubalgie ?
L’étiopathie ne modifie pas une éventuelle atteinte structurelle des tissus. Elle peut en revanche agir sur la contracture des adducteurs et le blocage articulaire qui entretiennent la douleur, en complément d’un suivi médical si celui-ci est nécessaire.
Combien de séances sont nécessaires ?
Cela dépend de chaque situation : du trouble et de ce qui ressort de l’échange et de l’examen. Aucun nombre de séances n’est fixé à l’avance.
Puis-je continuer le sport pendant la prise en charge ?
Cela dépend de l’intensité de la douleur et de votre état. Une reprise trop précoce ou trop intense peut aggraver le phénomène. J’ajuste mes conseils selon votre situation et votre pratique.
La manipulation est-elle douloureuse ?
Non, en principe. Mais sur une zone déjà sensible ou inflammée, certaines techniques peuvent provoquer un inconfort passager, tout en restant non invasives.
Quand dois-je consulter un médecin plutôt qu’un étiopathe ?
Si vous présentez l’un des signaux d’alerte évoqués plus haut : douleur brutale après un choc, grosseur au niveau de l’aine, fièvre, douleur qui ne varie pas avec l’effort, ou douleur testiculaire associée.
Rendez-vous · Paris 4 · Île de la Cité
Une douleur à l’aine qui persiste mérite d’être comprise, pas seulement localisée.
Si vous pratiquez un sport à Paris et souffrez d’une douleur à l’aine, au pubis ou à la face interne de la cuisse, une consultation permet de reprendre précisément l’histoire de votre douleur et d’examiner les différentes structures susceptibles d’être concernées.
